Dimanche 29 août
Oublié de noter la découverte faite lors de ma lecture de l’historique des mouvements nationalistes en France. Le groupement
Occident accueillait comme membre Alain Madelin (son nez cassé s’explique par quelques bastons sans doute), Patrick Devedjan et Gérard Longuet. L’hypocrisie du parcours les a amené à renier leurs origines pour servir leurs intérêts.
Le projet de fusion à trois dans le monde bancaire français est tombé à l’eau suite à la décision de l’organisme financier qui chapeaute les établissements financiers, dirigé par J-C. Trichet, gouverneur de la Banque de France.
A Marseille, la faconde ne suffit plus pour contenter la truculence méditerranéenne : la grève des

éboueurs ajoute la générosité des monceaux d’ordures en décomposition faisant
bronzette pour la plus grande joie des narines.
Un premier jour au temps mitigé, mais cela devrait s’arranger.
Le Soir. Petit tour sur la place cet après-midi, puis promenade sur le port entrecoupée d’une dégustation de glaces Häagen-Dasz. Au marché provençal, nous achetons olives noires et fougasses pour le dîner. Très prosaïque, mais que c’est bon !
Lundi 30 août
Marseille poursuit sa démonstration de ville-crasse, et le ventre mou de notre système politico-administratif laisse faire. Jean-Claude Gaudin, le maire
avé l’accent, a beau s’égosiller, les militaires ne sont toujours pas entrés en action ce matin. Par bonheur, les effluves malodorants ne parviennent pas jusqu'à Sanary.
Chaque parti a clôturé ses
Universités d’été : de l’UDF et son bégayant mais joyeux Bayrou, jusqu'à la petite frappe Mégret, le félon aux longs cils, en passant par notre cher Premier ministre qui nous promet, sans l’accent mitterrandien, le retour du plein emploi dans dix ans. Rendez-vous est pris.
Mardi 31 août
La fraîcheur de l’ombre varoise a du bon après une journée de sable ensoleillée. En ajoutant quelques gorgées de rosée de Bandol et une plume acérée : la plénitude n’est pas loin.
La faune des bords de mer, à laquelle je m’associe de temps en temps, présente des archétypes à peu près constants : la bande de
beurs ou assimilés, petits, le chien à grande gueule et poils ras, le poste stéréo méga-bass à fond et parfois quelques
tasspês pour faire croire qu’ils savent enfiler ;